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Mobilier professionnel reconditionné, quels avantages ?   

Et si vous mettiez votre entreprise au vert ? Synonyme de performances environnementales et d’amélioration de l’image de marque, le mobilier reconditionné fait une apparition remarquée dans l’espace professionnel. Cette tendance d’aménagement écoresponsable fait partie des actions RSE mises en place par les sociétés ou les collectivités pour contribuer aux enjeux du développement durable. Celles-ci misent en effet de plus en plus sur le mobilier anti-gaspille pour répondre aux préoccupations environnementales face à l’urgence climatique.

Récupérés, réutilisés ou upcyclés, les démarches écoresponsables de revalorisation du mobilier professionnel séduisent toujours davantage ! Mais quels en sont réellement les avantages ?

Un concept conciliant enjeux économiques et environnementaux

Encouragées par les objectifs de neutralité carbone ou encore la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC), les firmes de tout secteur s’alignent sur la tendance du reconditionnement. Se procurer des bureaux ou des sièges reconditionnés s’inscrit ainsi adéquatement dans leurs stratégies RSE ou leurs politiques d’achats responsables. 

Écologiques, les sièges d’occasion sont, en effet, davantage respectueux de notre planète que les modèles neufs. S’engageant pleinement dans la voie du réemploi, ils permettent ainsi de réduire les déchets et les émissions carbone liées à la production. Investir dans du mobilier de seconde main assure donc une limitation efficace de son empreinte carbone.  

Ce mobilier revalorisé est aussi économiquement très avantageux. Vendu bien au-dessous des prix du neuf, il est propice à une économie substantielle pour l’entreprise. Celles-ci bénéficient alors d’un coût d’achat inférieur tout en contribuant à la réduction des déchets et à la protection de l’environnement. Les sièges reconditionnés constituent ainsi un choix durable et responsable conciliant les enjeux économiques et environnementaux.

Mobilier reconditionné, gage de performance ?  

Contrairement aux idées reçues, le mobilier d’occasion n’est pas toujours vétuste, dépareillé ou en état délabré. Les meubles collectés et remis en état promettent bel et bien confort et bien-être à leurs utilisateurs. Proposant un choix aussi varié que les catalogues du neuf, les entreprises y trouvent facilement le modèle qui s’harmonisera à l’esprit de leurs locaux.

Sièges, bureaux et accessoires retrouvent ainsi une seconde jeunesse au travers des initiatives en faveur de processus de reconditionnement performants. Le développement de locaux professionnels et d’artisans spécialisés permet d’optimiser l’espérance de vie du mobilier tout en offrant de véritables garanties de performances. Les meubles revalorisés sont entièrement nettoyés et révisés. Certaines pièces peuvent parfois être remplacées afin d’en améliorer l’efficacité et la sécurité.  Les versions recyclées sont alors tout aussi fonctionnelles que les neuves et conservent parfaitement leurs bénéfices pour les utilisateurs.

Les entreprises n’ont donc aucun souci à avoir sur la qualité. Quand il est rénové par des professionnels compétents, le mobilier reconditionné est aussi performant que le neuf ! Quels que soient les besoins des sociétés en termes d’aménagement, elles pourront trouver leur bonheur dans la seconde main. Open space, salle de réception et même télétravail, elles se tournent toutes progressivement vers ce mode de consommation efficace et durable !

Le mobilier de seconde main, une initiative pour booster son attractivité

Les démarches RSE et les initiatives écologiques sont aujourd’hui un véritable enjeu pour l’image de marque d’une entreprise. Elles ont par exemple la possibilité de répondre à des critères environnementaux qui peuvent leur permettre d’instaurer une image marketing plus « verte ». Cette promesse environnementale peut aussi peser dans la balance au moment du choix entre une société ou son concurrent. De plus en plus de grandes firmes font ainsi le choix d’un ameublement issu du réemploi et de l’économie circulaire. Elles affichent de fait leur engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique au travers d’une action responsable concrète.


Des sièges de bureau aux exosquelettes, ces systèmes d’assistance physique qui s’adaptent aux besoins du corps, les matériels améliorant les conditions de travail sont aujourd’hui mieux considérés. Depuis la pandémie, la société Ergosanté, productrice d’équipements professionnels ergonomiques, reçoit de plus en plus de commandes. Rencontre avec son fondateur Samuel Corgne.

EXOSQUELETTE HAPO ERGOSANTE
Parmi les exosquelettes, le harnais de posture soulage le système musculo-squelettique. © Guillaume Auceps

La question de l’ergonomie des postes de travail est-t-elle aujourd’hui mieux prise en compte dans les entreprises ?

Samuel Corgne : Pour le choix des équipements professionnels, l’aspect de la prévention santé est aujourd’hui mieux considéré par les entreprises. La prise de conscience s’est faite avec la crise liée au Covid et l’avènement du télétravail. Personne n’avait eu le temps de s’équiper et tout le monde était donc avachi sur sa chaise de cuisine ou dans son canapé, ce qui a engendré beaucoup de problèmes de santé, notamment des douleurs de dos. La question du retour sur le lieu de travail a amené les sociétés à réfléchir sur l’aménagement de leurs espaces, leur attractivité, pour donner envie aux collaborateurs de revenir au travail. Le confort et l’ergonomie des matériels de bureau, pour éviter l’apparition de troubles musculo-squelettiques, est au cœur de cette réflexion.

Qu’en est-il des professions manuelles ? Quelles solutions existent pour des postes plus physiques ?

S. C. : Parmi les solutions développées pour améliorer les conditions de travail figurent les exosquelettes, ces systèmes d’assistance physique qui s’adaptent aux besoins du corps humain. Personnellement, je n’aime vraiment pas le terme « exosquelette », qui peut renvoyer à un univers de science-fiction, de transhumanisme, et conférer à ce dispositif une dimension d’augmentation des capacités de l’homme, de son rendement… Ce n’est pas du tout l’objectif ! Cet équipement vient réduire la pénibilité au travail en soulageant le dos, la nuque, en compensant également les infirmités. Je préfère ainsi le nom de « dispositif d’assistance physique ».

Samuel Corgne, dirigeant d'Ergosanté. @Guillaume Auceps

« JE N’AIME VRAIMENT PAS LE TERME “EXOSQUELETTE”, QUI PEUT RENVOYER À UN UNIVERS DE SCIENCE-FICTION ET CONFÉRER À CE DISPOSITIF UNE DIMENSION D’AUGMENTATION DES CAPACITÉS DE L’HOMME… CE N’EST PAS DU TOUT L’OBJECTIF ! CET ÉQUIPEMENT VIENT RÉDUIRE LA PÉNIBILITÉ AU TRAVAIL. »

Ces exosquelettes sont-ils réservés aux industries de pointe ?

S. C. : Le marché mondial des exosquelettes est en pleine expansion. S’il se compte aujourd’hui en millions d’euros, il devrait peser entre 2 et 5 milliards en 2023 ! Les prix deviennent très attractifs et de plus en plus de professionnels ont recours à ces solutions, surtout lorsqu’ils exécutent des gestes répétitifs, comme les personnes travaillant dans des centres de tri, des chirurgiens ou des producteurs laitiers pour la traite des vaches… Les exosquelettes permettent également de favoriser l’emploi des travailleurs handicapés. La question de l’absence d’équipements spécifiques pour personnes invalides est au cœur des difficultés rencontrées par les travailleurs handicapés, dont le taux de chômage est deux fois plus important que celui de la moyenne nationale.

ErgoSanté aidé par le fonds d’investissement Mutuelles Impact
La société ErgoSanté a été l’une des premières entreprises à être soutenue par Mutuelles Impact. A sa création en novembre 2020, à l’initiative de la Mutualité Française et de 45 mutuelles, ce fonds d’investissement social et environnemental dédié à la santé et au médico-social a choisi d’investir 3 millions d’euros dans l’entreprise de fabrication de solutions ergonomiques. Une façon d’encourager son action en faveur de l’accessibilité à l’emploi et de l’amélioration des conditions de travail des personnes valides et en situation de handicap.

Lire l’article sur vivamagazine.fr


Le siège Aigoual d'Ergosanté, présenté... au mont aigoual (DR)

Fabricant de sièges ergonomiques et d’exosquelettes à Anduze, Ergosanté est une entreprise à la pointe dans son secteur, mais aussi dans l’engagement pour la transition écologique, énergétique et le climat.

L’entreprise cévenole, qui compte 120 salariés dont la moitié à Anduze, est investie dans une démarche transversale, un engagement soutenu par ses partenaires comme Bpifrance, la Banque publique d’investissement. Le directeur commercial de l’entreprise Arnaud Declomesnil en dit plus sur les actions concrètes entreprises par Ergosanté. 


Objectif Gard : Votre entreprise fait dans les solutions ergonomiques. Le lien avec le climat, la transition écologique et énergétique n’est pas forcément évident de prime abord. Quelle place tiennent ces questions au sein d’Ergosanté ?

Arnaud Declomesnil : Elle est assez centrale, particulièrement depuis la dernière année et demie. Le lien n’est peut-être pas évident, mais pour fabriquer nos produits, nous avons des composants. On peut les choisir à côté, ou loin. Nous avions déjà entamé en 2018 une mutation sur les circuits courts, nous voulions des partenaires locaux, ou a minima européens. Grand bien nous en a pris car il y a eu des ruptures d’approvisionnement qui nous ont permis d’achever cette mutation plus rapidement et nous avons réussi à transformer toute notre unité de production avec des produits sourcés localement. Pour nos exosquelettes, la fibre composite est faite à Alès et le tissu est découpé chez nous, par exemple. Il y a aussi des détails : quand on achète des voitures, on veille à ce qu’elles soient fabriquées pas loin, et quand on choisit des colles, elles sont sans solvant. Nous proposons également en option des produits avec des matières recyclées. 

 

Donc il s’agit d’actions très concrètes. 

Exactement, avec en ligne de mire un autre pan de la responsabilité sociale des entreprises (RSE, ndlr), en créant de l’emploi local. Aujourd’hui nous avons une unité de production des sièges dont le bois vient d’Occitanie, assemblé à Anduze. Donc là, même si un bateau s’encastre dans le canal de Suez, on s’en fiche ! Une anecdote : auparavant, nous achetions nos mécanismes d’appuie-têtes à l’étranger, et avec l’histoire du canal de Suez nous avons eu une rupture. Nous nous sommes rendus compte que nous pouvions travailler avec un ferronnier à 90 mètres de chez nous, et pour remplacer une rotule en plastique, nous avons fait appel à un menuisier pour la faire en bois. Nous sommes devenus indépendants sur la production des appuie-têtes, et pour exactement le même coût. Ça nous a également permis d’embaucher une personne supplémentaire. Par ailleurs, nous sommes en course de labellisation EnVol sur le côté environnemental. 

Ces actions sont donc un outil de RSE pour Ergosanté ? 

Ce sont des choses que nous voulons faire depuis longtemps, il se trouve que la mode arrive sur la RSE. Nous passons donc en phase de labellisation, pour nous il s’agit juste de remplir un papier pour dire ce qu’on fait depuis longtemps. Nous avons par exemple le projet d’un nouveau bâtiment pour multiplier par deux la production, et à cette occasion toute l’entreprise sera en autoconsommation et à énergie positive. C’est prévu pour la fin de l’année, avec Bpifrance pour partenaire. Par ailleurs, nous venons de démarrer en août une nouvelle activité, Ecosiège. Le concept : récupérer des sièges usagés pour les démanteler et les reconditionner avec nos salariés de l’entreprise adaptée. L’idée est de boucler la boucle.

Ergosanté (DR)

Le personnel adhère-t-il à ces solutions ? 

Il n’y a pas de contrainte pour le personnel, c’est même un plus en interne. L’idée est que les salariés embrayent, et que ces solutions deviennent des réflexes.

Le fait d’être implantée au pied des Cévennes, à Anduze, joue-t-il un rôle dans l’engagement de l’entreprise ? 

Il est peut-être plus facile de penser à la nature quand on l’a sous le nez que dans une tour de la Défense. Après, la difficulté, c’est qu’on est souvent perçus comme des petits du fin fond des Cévennes alors que sur les exosquelettes, nous faisons partie des 25 entreprises mondiales les plus performantes. Mais en étant plus proches de la nature, nous sommes sans doute plus concernés. 

Voir l’article sur Objectifgard.com

 


La PME gardoise, spécialiste des solutions d’amélioration des conditions de travail, mise sur la vente d’une centaine d’exosquelettes par mois sur le marché nord-américain, via le distributeur Worksmart Innovations.

En France, Ergosanté vend ses solutions à des viticulteurs, maçons et acteurs de l'industrie et de la logistique. (Guillaume Auceps / Ergosanté)

Niché au coeur des Cévennes gardoises, ErgoSanté, qui emploie 120 collaborateurs, au siège et à travers 15 agences, s’aventure à l’international. La PME, qui élabore des solutions d’amélioration des postes de travail, notamment pour réduire la pénibilité et les troubles musculo-squelettiques, s’implante aux Etats-Unis, via Worksmart Innovations, basé au Caroline du Nord.Ce distributeur exclusif vendra les modèles Hapo sur le premier marché mondial des exosquelettes, pesant environ 500 millions de dollars en 2020. ErgoSanté espère vendre une centaine de produits par mois, soit l’équivalent des ventes actuelles réalisées en France. Les clients ciblés appartiennent aux secteurs militaire, industriel, hospitalier et logistique.

1.500 dollars l’unité

 « Les Américains sont pionniers en matière de nouvelles technologies, et ont une vision plus pragmatique, basée sur l’utilisateur. En Europe, beaucoup de normes sont en cours de création, ce qui ralentit notre progression », précise Samuel Corgne, dirigeant d’ErgoSanté, ayant lui-même la double nationalité franco-américaine.

Pour percer outre-Atlantique, la PME mise sur une agressivité commerciale, avec des prix de vente autour de 1.500 dollars l’unité, soit trois fois moins que les concurrents. Cette différence est rendue possible par des modèles plus légers, discrets, « n’abusant pas de capteurs et de Big Data », ironise le dirigeant. Les marges sont par ailleurs réduites.

Ruptures de stock

En France, ErgoSanté vend ses solutions à des viticulteurs, des maçons, des acteurs de l’industrie et de la logistique. Un test va démarrer au centre hospitalier d’Alès, auprès d’infirmières et d’aides-soignantes. À Anduze, le siège social, Ergosanté Technologie dispose d’un bureau d’études d’une dizaine d’ingénieurs. Côté industriel, le groupe réceptionnera en janvier prochain un bâtiment de 1.000 m2 supplémentaires. ErgoSanté Production passera de 20 à 50 personnes d’ici à 2024, et compte 80 % de son personnel en situation de handicap. Après un chiffre d’affaires global de 8,4 millions d’euros en 2020, la barre des 10 millions d’euros devrait être atteinte cette année.

Une préoccupation, néanmoins, pour les prochains mois : l’approvisionnement en matières premières. ErgoSanté a de plus en plus de mal à sourcer les pièces mécaniques, les tissus, les matériaux composites et les polymères. « Il n’y a pas une semaine sans que l’on ait une rupture de stocks », s’inquiète Samuel Corgne.

Lire l’article sur lesechos.fr


L’entreprise Ergosanté, installée à Anduze dans le Gard, va bénéficier d’une subvention de 800 000 € qui va lui permettre de s’agrandir et de recruter une trentaine de personnes. L’entreprise bénéficie du volet du plan de relance destiné à soutenir l’industrie dans les territoires.

Soutien gonflable au niveau des lombaires, position inclinable, dossier adapté… Ergosanté fabrique des fauteuils de bureau en fonction de la morphologie, des pathologies et du budget de ses clients. La PME de 90 salariés est installée à Anduze, dans le Gard.

« Le confort des travailleurs » d’abord

La cadence de production devrait s’accélérer dans les mois à venir dans l’atelier où travaillent 15 personnes, dont 12 en situation de handicap. « L’ADN de notre entreprise est la protection de la personne dans son travail, dans son intégrité physique, précise Samuel Corgne, patron et fondateur de l’entreprise. Tant en interne que dans les produits que nous concevons, nous veillons au confort des travailleurs ». Ergosanté fait partie des entreprises lauréates du fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires, qui s’inscrit dans le plan de relance du gouvernement.

Doté de 150 millions d’euros en 2020 (400 millions d’ici à 2022), ce fonds a absorbé le programme « Territoire d’industries » lancé par l’ancien premier ministre Édouard Philippe en novembre 2018.

Internaliser 80 % de la production

Une subvention de 800 000 € issue de ce programme a été accordée à Ergosanté, en vue d’une relocalisation de sa production. « Sur les 10 000 sièges que nous vendons par an, explique Samuel Corgne, 7 000 sont fabriqués en Grande-Bretagne », là où existe un savoir-faire spécifique de tapisserie de fauteuils. « Nous voulons internaliser rapidement 80 % de notre production. Par pragmatisme mais aussi pour privilégier l’emploi local », ajoute-t-il.

Cette relocalisation, liée aussi au Brexit, a déjà débuté petit à petit, grâce à l’acquisition d’une machine conçue en Occitanie. «Pour intégrer le savoir-faire nécessaire, cette machine nous facilite la tâche. Elle est pour le moment largement sous-utilisée par les salariés, faute de place », précise Samuel Corgne. Pour monter en puissance, Ergosanté a besoin de mètres carrés, et ce, rapidement.

30 embauches prévues

Sur la totalité des employés de l’entreprise, une cinquantaine œuvre sur le site d’Anduze, dans des bureaux de plus en plus à l’étroit. En face du bâtiment existant, un vaste parking est en cours de rachat auprès de la mairie. Un hangar y sera édifié pour un coût global de 2 millions d’euros, financé en partie grâce à la subvention du plan de relance.

À l’intérieur, des bureaux et ateliers prendront place. « Nous voulons augmenter notre capacité de production et donc de stockage. La mousse par exemple prend beaucoup de place… Cette extension nous permettra de développer nos activités et de recruter une trentaine de personnes, en plus des 25 que nous avons déjà embauchées cette année », explique le patron.

Un contexte porteur

Même si elle reste en deçà des prévisions, l’activité d’Ergosanté se porte bien et affiche une augmentation de 15 % en 2020. Dans un contexte où le télétravail se généralise, le savoir-faire d’Ergosanté tombe à point nommé. D’après une étude de Santé publique France d’octobre dernier, 10 % des télétravailleurs ont développé des lombalgies. L’entreprise s’est donc employée à mettre sur le marché des fauteuils moins chers et à développer la vente en ligne pour les particuliers comme pour les grandes entreprises.

Lire l’article sur la-croix.com


L’objectif est d’assister (et non de remplacer) l’agent sur des tâches physiquement contraignantes.

TRAVAIL – “Ce sera une première mondiale!” Pour atténuer la pénibilité des tâches dans ses ateliers, la SNCF a entrepris de mettre au point un exosquelettepolyvalent, qui doit sortir sur le marché cet été. 

Les exosquelettes d’assistance à l’effort sont des armatures mécaniques qui dédoublent le squelette humain, permettant de prévenir les troubles musculosquelettiques et de diminuer la pénibilité afférente aux manutentions et aux postures pénibles.

“L’idée, c’est d’assister l’agent sur des tâches qui sont physiquement contraignantes”, résume pour l’AFP l’ergonome Yonnel Giovanelli, responsable du secteur à la direction du matériel SNCF.

“On parle d’homme préservé, et surtout pas d’homme augmenté”, insiste-t-il: “On n’est pas là pour augmenter les capacités de l’agent, on est là pour assister ce qui est pénible: soulever une charge, maintenir les bras en l’air, une flexion du tronc vers l’avant, soutenir un outillage…”

“C’est une technologie qui est en train d’arriver”, dit le responsable dont l’équipe a mené 340 études ergonomiques ces quatre dernières années. 

7000 euros pièce

L’exosquelette testé au technicentre de Bischheim, près de Strasbourg, offre un support pour maintenir trois positions: les cervicales lorsque l’agent regarde vers le haut, la posture des bras en l’air et la flexion du tronc vers l’avant. Il sert en outre d’assistance à la manutention – à hauteur de 15 kg, grâce à un ressort réglable – ainsi que pour porter des outils lourds.

Ce corset articulé mis au point dans un “partenariat d’innovation” avec la société spécialisée Ergosanté Technologie permet par exemple de soulever plus facilement un bloc de frein de 30 kg.

“C’est un produit qui est presque terminé”, la version finale est attendue le 13 mai, note Kevin Lebel, le gérant de la PME choisie en 2016 après un appel d’offres. Et l’exosquelette sera présenté dans la foulée au salon VivaTech, à Paris.

“Pour nous, ça aura un usage interne”, note Yonnel Giovanelli. L’homologation est attendue fin juin, “de façon à ce que les établissements puissent l’acheter début juillet”, pour 7.000 euros pièce, indique Yonnel Giovanelli.

“Ergosanté Technologie aura le droit de le vendre à l’externe”, ajoute-t-il.

Lien de l’article : https://www.huffingtonpost.fr/entry/la-sncf-veut-reduire-la-penibilite-au-travail-avec-cet-exosquelette_fr_5ccac05de4b0e4d7572e1614?ncid=other_twitter_cooo9wqtham&utm_campaign=share_twitter

Le 02/05/2019 12:25 sur www.huffingtonpost.fr


ParLEXPRESS.fr avec AFP ,publié le 02/05/2019 à 11:01 , mis à jour à 11:01

Une employée de l’usine de Renault de Cléon en Normandie travaille assistée d’un exosquelette, le 6 juin 2017 (illustration)
afp.com/CHARLY TRIBALLEAU

Ce corset articulé mis au point avec la société spécialisée Ergosanté Technologie permet par exemple de soulever plus facilement un bloc de frein de 30 kilos.

Pour atténuer la pénibilité des tâches dans ses ateliers, la SNCF a entrepris de mettre au point un exosquelette polyvalent, qui doit sortir sur le marché cet été. Les exosquelettes d’assistance à l’effort sont des armatures mécaniques qui dédoublent le squelette humain, permettant de prévenir les troubles musculosquelettiques et de diminuer la pénibilité afférente aux manutentions et aux postures pénibles.  

“L’idée, c’est d’assister l’agent sur des tâches qui sont physiquement contraignantes”, résume l’ergonome Yonnel Giovanelli, responsable du secteur à la direction du matériel SNCF. “On parle d’homme préservé, et surtout pas d’homme augmenté”, insiste-t-il : “On n’est pas là pour augmenter les capacités de l’agent, on est là pour assister ce qui est pénible : soulever une charge, maintenir les bras en l’air, une flexion du tronc vers l’avant, soutenir un outillage…”  

“Cinq fonctions”

“C’est une technologie qui est en train d’arriver”, dit le responsable dont l’équipe a mené 340 études ergonomiques ces quatre dernières années. “Pour l’instant, on trouve des exosquelettes mono-assistance. Mais nous, on a une telle diversité de postes qu’on s’est dit ‘tant qu’à faire, autant développer un exosquelette avec cinq fonctions’!”, poursuit-il.  

L’exosquelette testé au technicentre de Bischheim, près de Strasbourg, offre un support pour maintenir trois positions : les cervicales lorsque l’agent regarde vers le haut, la posture des bras en l’air et la flexion du tronc vers l’avant. Il sert en outre d’assistance à la manutention – à hauteur de 15 kg, grâce à un ressort réglable – ainsi que pour porter des outils lourds.  

Finalisé ce mois-ci

Ce corset articulé mis au point dans un “partenariat d’innovation” avec la société spécialisée Ergosanté Technologie permet par exemple de soulever plus facilement un bloc de frein de 30 kilos. “C’est un produit qui est presque terminé”, la version finale est attendue le 13 mai, note Kevin Lebel, le gérant de la PME choisie en 2016 après un appel d’offres. Et l’exosquelette sera présenté dans la foulée au salon VivaTech, à Paris.  

“Pour nous, ça aura un usage interne”, note Yonnel Giovanelli. L’homologation est attendue fin juin, “de façon à ce que les établissements puissent l’acheter début juillet”, pour 7000 euros pièce, indique Yonnel Giovanelli. “Ergosanté Technologie aura le droit de le vendre à l’externe”, ajoute-t-il. 

Voir l’article sur lentrepiselexpress.fr


Dans les ateliers SNCF de Bischheim, en février 2013. C’est là qu’est testé l’exosquelette.PATRICK HERTZOG / AFP

Certains employés de la SNCF vont prochainement bénéficier d’un exosquelette pour les assister dans leurs tâches.

Lire l’article en entier sur Parismatch.com


Ça ressemble à un film de science-fiction. Mais c’est la réalité : la SNCF met au point un exosquelette polyvalent, qui doit sortir sur le marché cet été. Objectif : atténuer la pénibilité des tâches dans ses ateliers.

Des exosquelettes au cinéma, vous en avez peut-être déjà vus – notamment dans Matrix : Revolutions (lors de la bataille finale dans la cité de Zion) ou Aliens (deuxième opus de la série, notamment lors de l’ultime face-à-face entre Ripley et la reine). La SNCF a repris l’idée à son compte. « Et ce sera une première mondiale ! » Pour atténuer la pénibilité des tâches dans ses ateliers, la société a en effet entrepris de mettre au point un exosquelette polyvalent, qui doit sortir sur le marché cet été.

Les exosquelettes d’assistance à l’effort sont des armatures mécaniques qui dédoublent le squelette humain, permettant de prévenir les troubles musculosquelettiques et de diminuer la pénibilité afférente aux manutentions et aux postures pénibles.

« Homme préservé », pas « homme augmenté »

« L’idée, c’est d’assister l’agent sur des tâches qui sont physiquement contraignantes », résume l’ergonome Yonnel Giovanelli, responsable du secteur à la direction du matériel SNCF.

« On parle d’homme préservé, et surtout pas d’homme augmenté », insiste-t-il : « On n’est pas là pour augmenter les capacités de l’agent, on est là pour assister ce qui est pénible : soulever une charge, maintenir les bras en l’air, une flexion du tronc vers l’avant, soutenir un outillage… »

« C’est une technologie qui est en train d’arriver », dit le responsable dont l’équipe a mené 340 études ergonomiques ces quatre dernières années. « Pour l’instant, on trouve des exosquelettes mono-assistance. Mais nous, on a une telle diversité de postes qu’on s’est dit “tant qu’à faire, autant développer un exosquelette avec cinq fonctions” ! », poursuit-il.

Un support pour maintenir trois positions

L’exosquelette testé au technicentre de Bischheim, près de Strasbourg, offre un support pour maintenir trois positions : les cervicales lorsque l’agent regarde vers le haut, la posture des bras en l’air et la flexion du tronc vers l’avant. Il sert en outre d’assistance à la manutention – à hauteur de 15 kg, grâce à un ressort réglable – ainsi que pour porter des outils lourds.

Ce corset articulé mis au point dans un « partenariat d’innovation » avec la société spécialisée Ergosanté Technologie permet par exemple de soulever plus facilement un bloc de frein de 30 kg.

« C’est un produit qui est presque terminé », la version finale est attendue le 13 mai, note Kevin Lebel, le gérant de la PME choisie en 2016 après un appel d’offres. Et l’exosquelette sera présenté dans la foulée au salon VivaTech, à Paris.

« Pour nous, ça aura un usage interne », note Yonnel Giovanelli. L’homologation est attendue fin juin, « de façon à ce que les établissements puissent l’acheter début juillet », pour 7 000 euros pièce, indique Yonnel Giovanelli.

« Ergosanté Technologie aura le droit de le vendre à l’externe », ajoute-t-il.La SNCF conçoit un exosquelette maison pour lutter contre la pénibilité des tâches

Lire l’article sur ouest-france.fr



Exosquelette Shiva exo

Les exo-squelettes ne sont pas utilisés uniquement dans les œuvres de science-fiction. Des utilisations très concrètes existent déjà, en particulier dans l’industrie. C’est le cas de ce modèle signé ErgoSanté.

Le Shiva Exo est le premier exo-squelette 100% français ! Il s’agit d’une création d’ErgoSanté, une entreprise de l’économie sociale et solidaire, en collaboration avec la SNCF. Il a fallu trois ans à la filiale ErgoSanté Technologie pour développer cet exo-squelette dont le premier exemplaire a été livré cette semaine à Airbus Helicopters.

Un exo-squelette pour préserver la santé des opérateurs

Le Shiva Exo va aider les opérateurs qui portent des charges lourdes ou qui travaillant dans des positions pénibles (comme les bras en l’air). Les épaules et le dos sont épargnés, l’exo-squelette supportant le poids et les contraintes mécaniques. L’idée est de soulager les tensions musculo-squelettiques du quotidien.

L’appareil appartient à la famille des exo-squelettes dits « passifs » : il fonctionne sans batterie et il est entièrement mécanique. Le Shiva Exo est a été largement conçu en impression 3D, avec une partie en usinage. Le squelette est composé à 90% de composites.

L’utilisateur peut en désactiver les bras au besoin. Airbus Helicopters a commandé une première unité pour une phase de test. Si l’expérimentation porte ses fruits, alors la filiale de l’avionneur européen en achètera davantage. D’accord, ce produit est moins excitant que les exo-squelettes que l’on peut voir dans les films ou dans la littérature SF. Mais l’objectif sanitaire est louable, et puis la taille du marché est alléchante : 2,8 milliards de dollars d’ici 2023.

Par Olivier le 13 avril 2019 sur Journal du Geek

Lien de l’article : https://www.journaldugeek.com/2019/04/13/shiva-exo-premier-exo-squelette-100-francais-sera-utilise-airbus-helicopters/


Basé à Anduze, dans le Gard, la PME vient de fournir le spécialiste de l’aéronautique, installé à Marignane avec son Shiva Exo. Un produit issu de trois années de R&D, né d’un partenariat avec un autre grand compte, la SNCF.

Il est entièrement mécanique donc passif, fonctionne sans batterie mais pour les équipes d’Airbus Helicopters à Marignane il est le nouvel outil qui va faire du bien.

Appelé Shiva Exo – on comprendra la référence – il est le premier produit issu d’ErgoSanté.

Le bien-être au travail est l’un des sujets dont s’est emparé la PME installée dans le Gard, à Anduze, devenu un acteur du maintien et de l’amélioration des conditions de travail. Née en 2013, l’entreprise fondée et dirigée par Samuel Corgne conçoit et fournit des solutions pensées pour les travailleurs valides et non valides.

Tout est né d’un partenariat d’innovation noué avec la SNCF voici deux ans où il était question pour la compagnie ferroviaire française d’inventer un exosquelette qui réponde à ses besoins. “La SNCF n’était pas forcément satisfaite de l’état de l’art”, explique Samuel Corgne. “Nous sommes donc partis du besoin”, pour créer un outil sur-mesure. Arrivé au bout de ce partenariat qui a permis à la PME de faire preuve de sa capacité à innover, ErgoSanté avait l’opportunité de s’ouvrir à d’autres clients. Sauf que le concepteur d’hélicoptères basé à Marignane avait suivi le projet depuis ses balbutiements. Au point donc de faire l’acquisition aujourd’hui d’un premier exemplaire, pour une phase de tests, laquelle pourrait déboucher sur une commande d’une plus grande envergure.

Homme préservé, pas augmenté

“Shiva Exo n’est pas un jouet, nous avons des ambitions plus importantes. C’est un outil de prévention“, précise le dirigeant qui souligne qu’en la matière, “les besoins sont criants”. Surtout, ErgoSanté, “répond aux besoins et non pas à un fantasme. L’exosquelette que nous avons conçu c’est l’homme préservé, pas l’homme augmenté”.

Shiva Exo est en effet structuré de façon à prévenir les traumatismes de l’épaule, du dos et du coude. Les contraintes mécaniques et le poids sont redirigés vers les hanches sans passer par le haut du corps.

Couteau suisse

Notre problématique est d’avoir la capacité de fabrication tout en conservant la souplesse de nous adapter à chaque demande”, indique Samuel Corgne. D’autant que le marché des exosquelettes devrait atteindre 2,8 Mds$ à l’horizon 2023. “Nous voulons être partie prenante de ce marché”. Un marché divisé en quatre catégories : le grand public, l’industriel, le médical et le militaire. Chacun dispose d’un nombre d’acteurs déjà positionné, l’industriel et le médical étant les plus sollicités.

Nous sommes positionnés sur l’industriel et plus précisément sur l’assistance aux bras, dos, jambes et support des outils”. Différenciation voulue par ErgoSanté, celle de ne pas être attaché à un seul usage. “Tous les exosquelettes sont mono-tâches. Au contraire, nous avons voulu mettre au point un exosquelette qui soit couteau suisse, qui puisse s’adapter à chaque besoin”. C’est d’ailleurs précisément ce qui a convaincu Airbus Helicopters.

Techniquement, Shiva Exo est issu de l’impression 3D associé à de l’usinage. Fait de 90% de composites, il revendique légèreté et durabilité. ErgoSanté dispose de 12 agences en France et réalise un chiffre d’affaires de 4,4 M€.

Par Laurence Bottero  pour La Tribune Provence-alpes-côte-d’azur

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“L’exosquelette ShivaExo développé par la SNCF avec ErgoSanté Technologie. Il est destiné à préserver la santé physique de l’agent et non à décupler sa force. Cependant lorsqu’un agent du matériel doit manipuler un bloc de frein de 30 kg, l’exosquelette lui permet de le soulever plus facilement.”

Source : La Revue du Digital